1884-1962 BACHELARD.Gaston
mai 9, 2008 at 11:11 | In BIOGRAPHIE | Leave a CommentTags: Bachelard
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Bachelard
Gaston Bachelard, né à Bar-sur-Aube le 27 juin 1884 et mort à Paris le 16 octobre 1962, est un philosophe des sciences et de la poésie français.
Épistémologue illustre, il est l’auteur d’une impressionnante somme de réflexions liées à la connaissance et à la recherche.
Parcours
Études secondaires au collège de Bar-sur-Aube.
1902 : Répétiteur au collège de Sézanne.
1903 à 1905 : Service militaire au 12e Régiment de Dragons de Pont-à-Mousson.
1907 à 1913 : Commis des Postes et Télégraphes à Paris.
1913 à 1914 : En disponibilité pour raison d’études (préparation au concours d’élèves ingénieurs des Télégraphes).
Mobilisé du 2 août 1914 au 16 mars 1919, 38 mois de front dans les unités combattantes.
Croix de guerre (citation à l’ordre de la division).
1919-1930 : Professeur de physique et de chimie au Collège de Bar-sur-Aube.
1922 : Agrégation de philosophie
1930 à 1940 : Professeur de philosophie à la Faculté des Lettres de Dijon.
1940 à 1955 : Professeur à la Sorbonne (chaire d’histoire et de philosophie des sciences), directeur de l’institut d’histoire des sciences et des techniques.
1951 : Officier de la Légion d’honneur.
1959 : Commandeur de la Légion d’honneur.
1961 : Grand Prix national des Lettres.
Sa pensée
Dans son ouvrage essentiel : Le nouvel esprit scientifique (1934), Gaston Bachelard opère un dépassement du débat empirisme/rationalisme, tout comme Karl Popper, deux auteurs que l’on oppose parfois. Pour Bachelard, le matérialisme rationnel se trouve au centre d’un spectre épistémologique dont les deux extrémités sont constituées par l’idéalisme et le matérialisme.
Dans son œuvre, Bachelard se livre à une critique sévère de l’inductivisme et de l’empirisme. Le fait scientifique est construit à la lumière d’une problématique théorique. La science se construit contre l’évidence, contre les illusions de la connaissance immédiate. C’est en ce sens que Bachelard parle d’une « philosophie du non ». L’accès à la connaissance comme l’histoire des sciences est donc marquée par une « coupure épistémologique », qui opère une séparation avec la pensée pré-scientifique. Produire des connaissances nouvelles, c’est donc franchir des « obstacles épistémologiques »[1], selon l’expression de Bachelard qui parle aussi de rupture épistémologique.
Pour Bachelard, toute connaissance est une connaissance approchée : « Scientifiquement, on pense le vrai comme rectification historique d’une longue erreur, on pense l’expérience comme rectification de l’illusion commune et première. »
Bachelard plaide pour une épistémologie concordataire. Il considère qu’il faut dépasser l’opposition entre empirisme et rationalisme : « Pas de rationalité à vide, pas d’empirisme décousu ». L’activité scientifique suppose la mise en œuvre d’un « rationalisme appliqué » ou d’un « matérialisme rationnel. »
Ses idées ayant de nombreuses affinités avec celles de Ferdinand Gonseth, il contribua avec celui-ci à la création et rayonnement de la revue Dialectica.
Dans la deuxième partie de son œuvre, Bachelard se consacre à une étude approfondie de l’imaginaire poétique. Dans un texte resté célèbre, le dormeur éveillé, il déclare : « Notre appartenance au monde des images est plus forte, plus constitutive de notre être que notre appartenance au monde des idées ». Il plaide alors pour les douceurs de la rêverie et se laisse aller aux évocations que lui inspire « la flamme d’une chandelle ».
Œuvres
Essai sur la connaissance approchée (1927)
Étude sur l’évolution d’un problème de physique. La propagation thermique dans les solides. (1928)
La Valeur inductive de la Relativité (1929)
Le Pluralisme cohérent de la chimie moderne (1932)
L’Intuition de l’instant (1932)
Les Intuitions atomistiques (1933)
Le Nouvel Esprit scientifique (1934). ISBN 2130443745
L’Expérience de l’espace dans la physique contemporaine (1937)
La Formation de l’esprit scientifique (1938). ISBN 2711611507
La Philosophie du non (1940). ISBN 2130525784
L’Eau et les rêves (1942). ISBN 2253060992
L’Air et les songes (1943). ISBN 225306100X
La Terre et les rêveries du repos (1946). ISBN 2714302998
La Terre et les rêveries de la volonté (1948). ISBN 2714308236
Le Rationalisme appliqué (1949). ISBN 2130395910
La Dialectique de la durée (1950). ISBN 213045660x
Le Matérialisme rationnel (1953). ISBN 2130430376
La Poétique de l’espace (1957)
La Poétique de la rêverie (1960)
La Flamme d’une chandelle (1961). ISBN 2130539017
Bibliographie
Dominique Lecourt, L’épistémologie historique de Gaston Bachelard (1969). Vrin, Paris, 11e édition augmentée, 2002.
Dominique Lecourt, Bachelard, Epistémologie, textes choisis (1971). PUF, Paris, 6e édition, 1996.
Suzanne Bachelard (éditeur), Fragments d’une poétique du feu, PUF, Paris, 1988. ISBN 2130414540
Guy Lafrance, Gaston Bachelard, profils épistémologiques, Presse de l’Université d’Ottawa, 1987. ISBN 2760301532
Michel Vadée, Bachelard ou Le nouvel idéalisme épistémologique, Éditions Sociales, Paris, 1975.
Articles connexes
Liens externes
Voir aussi sur Wikiquote les citations « Gaston Bachelard ».
Biographie au Centre Gaston Bachelard de l’Université de Bourgogne
Textes de Bachelard téléchargeables en ligne en Archives ouvertes sur le site Les classiques des sciences sociales
Notes et références
1. ↑ Expression désignant chez Bachelard toutes les représentations qui bloquent ou freinent les avancées scientifiques
Publié sur WordPress. | Theme: Pool by Borja Fernandez.
Entries and comments feeds.