1920-xxxx JACOB.François

mai 9, 2008 at 9:16 | In BIOGRAPHIE | Leave a Comment
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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Jacob

Source : http://www.academie-francaise.fr/Immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=690

Source : http://www.cirs-tm.org/researchers/researchers.php?id=569

François JACOB

Chercheur en biologie français

Biographie

Né à Nancy, le 17 juin 1920.

François Jacob est le fils unique de Simon Jacob et de Thérèse Franck. Après sa scolarité au lycée Carnot à Paris, il s’inscrit à la Faculté de médecine de Paris avec l’intention de devenir chirurgien. Ses études de médecine sont interrompues avant la fin de sa deuxième année: en juin 1940, il quitte la France pour rejoindre les Forces Françaises Libres à Londres.

En qualité d’officier du Service de santé des armées, il participe aux opérations militaires au Fezzan et en Tripolitaine (Libye), ainsi qu’en Tunisie où il est blessé. Il passe ensuite dans la Deuxième Division Blindée commandée par le Général Leclerc. Lors de la campagne de Normandie en août 1944, il est à nouveau blessé, cette fois grièvement, et doit passer sept mois à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce.

Après la guerre, François Jacob termine ses études de médecine et soutient une thèse de doctorat en médecine à Paris en 1947. Sa thèse traite des propriétés de la tyrothricine, un antibiotique à usage local qui avait été isolé dès 1939 par René Dubos et qui fut le premier antibiotique commercialisé. La même année, il épouse la pianiste Lise Bloch qui lui donnera quatre enfants : Pierre , qui devint philosophe, les jumeaux Laurent et Odile (la future fondatrice des éditions Odile Jacob) et Henri.

Ne pouvant faire de chirurgie à cause de ses blessures, il s’essaie à différents métiers avant de se tourner vers la biologie. En 1950, François Jacob entre à l’Institut Pasteur dans le service du docteur André Lwoff. Il obtient une licence ès sciences en 1951, puis un doctorat ès sciences en 1954 à la Sorbonne.

A l’Institut Pasteur, il est successivement nommé chef de laboratoire en 1956, puis en 1960, chef du service de génétique cellulaire récemment créé à l’Institut Pasteur. En 1964, il est nommé professeur de génétique cellulaire au Collège de France. De 1982 à 1988, il a été président du conseil d’administration de l’Institut Pasteur.


Principaux travaux et centres d’intérêts de recherche

Les travaux de François Jacob ont porté principalement sur les mécanismes génétiques existant chez les bactéries et les bactériophages ainsi que sur les effets biochimiques des mutations. Il a tout d’abord étudié les propriétés des bactéries lysogènes et mis en évidence leur ” immunité “, c’est-à-dire l’existence d’un mécanisme inhibant l’activité des gènes dans le prophage comme chez les particules infectantes du même type.

En 1951 il achève ses études de biologie. En 1954 qu’il soutient à la Sorbonne une thèse de doctorat en biologie consacrée à la lysogénie bactérienne (c’est-à-dire l’état d’une bactérie ayant intégré une partie du matériel génétique d’un virus bactériophage) et au concept de provirus (un provirus ou prophage étant le nom donné au génome dormant du bactériophage une fois intégré à celui de la bactérie hôte). Dans ce travail il décrit notamment les conséquences biochimiques des mutations ponctuelles du génome bactérien. C’est ainsi qu’il parvient à expliquer la résistance des bactéries aux prophages par l’existence de mécanismes génétiques capables de freiner l’activité des gènes des prophages.

En 1954 commence une longue et fructueuse collaboration avec Élie Wollman pour tenter d’établir la nature des relations entre le matériels génétique de la bactérie et celui de son prophage, ainsi que la conjugaison entre bactéries. Ils élaborent ensemble plusieurs théories nouvelles, pour expliquer l’échange de gènes entre bactéries au cours d’une conjugaison, pour démontrer la structure circulaire du chromosome des bactéries et l’existence des plasmides. Leurs résultats sont rassemblés dans l’ouvrage Sexualité et génétique des bactéries.

Cette étude conduit à préciser le mécanisme de la conjugaison bactérienne et, par là même, a permis d’analyser l’équipement génétique de la cellule bactérienne. De là émergent toute une série de notions nouvelles, comme le processus orienté de transfert génétique du mâle à la femelle, la circularité du chromosome bactérien ou le concept d’épisome.

En 1958, la remarquable analogie révélée par l’analyse génétique de la lysogénie et par celle de la biosynthèse induite de la ß-galactosidase (l’enzyme permettant de décomposer le lactose) conduit François Jacob à étudier avec Jacques Monod les mécanismes assurant les transferts d’information génétique entre bactéries .ainsi que les circuits de régulation qui, dans la cellule bactérienne, ajustent l’activité et la synthèse des macromolécules. Ces échanges confèrent aux bactéries des propriétés nouvelles en leur permettant, par exemple de synthétiser des protéines. Ces découvertes sont à l’origine de la révolution technologique du génie génétique. En conclusion de ce travail, Jacob et Monod ont mis au point un modèle décrivant l’interaction des différents types de gènes et des protéines lors de la transcription de l’ARN.

A la suite de cette analyse, Jacob et Monod proposent une série de notions nouvelles, celles d’A.R.N. messager, de gènes de régulation, d’opéron, d’allostérie. En 1963, François Jacob propose avec Sydney Brenner l’hypothèse du ” replicon ” pour rendre compte de certains aspects de la division cellulaire chez les bactéries.

En 1970, il a commencé à étudier des cellules de mammifères en culture et notamment certains aspects de leurs propriétés génétiques. Au cours des dernières années, François Jacob a étudié les premiers stades du développement embryonnaire chez la souris. Il a utilisé notamment, comme modèle, une tumeur maligne de la souris, le tératocarcinome.

Distinctions et décorations

o Croix de la Libération, la plus haute distinction militaire, pour son action durant la Seconde Guerre mondiale.

o Reconnu Compagnon de la Libération par le Général De Gaulle

o Grand Croix de la Légion d’honneur.

o Grand officier de l’ordre national du Mérite

o Croix de guerre avec palmes

o Médaille coloniale

o Prix Charles Léopold Mayer de l’Académie des sciences.

o 1965, le Prix Nobel de physiologie ou médecine, qu’il partage avec André Lwoff et Jacques Monod, vient récompenser ses travaux en génétique.

o Elu à l’Académie des sciences en 1977

o Elu à l’Académie française en 1996, au fauteuil 38 celui du romancier Jean-Louis Curtis, et reçu par Maurice Schumann le 27 novembre 1997.

o En 1995 et 2005, il a été délégué de l’Académie des sciences à la Séance publique annuelle des cinq académies de l’Institut de France.

o Le 12 octobre 2007, il est nommé grand Chancelier de l’ordre de la Libération, succédant ainsi à Pierre Messmer.

A l’étranger François JACOB est membre (étranger) de l’Académie royale des Lettres et Sciences du Danemark, de l’American Academy of Arts and Sciences, de la National Academy of Sciences des États-Unis, de l’American Philosophical Society, de la Royal Society (Londres), de l’Académie royale de Médecine de Belgique, de la New York Academy of Sciences, de l’International Academy of the History of Science, de l’Académie des Sciences de Hongrie, de l’Académie royale des Sciences (Madrid). Il est docteur honoris causa des Universités de Chicago, Michigan, The Mount Sinaï Medical Center (New York), Humboldt (Berlin), Bruxelles, Barcelone, The Weizmann Institute of Science, The Rockefeller University (New York), Oxford, Rome, Lisbonne, Bologne, Harvard, Athènes, Crète, Montréal, Valence, Madrid, Istanbul.

Humaniste, il a notamment signé, avec d’autres lauréats du Prix Nobel, un appel demandant qu’une délégation du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU rende visite à un enfant tibétain en résidence surveillée depuis 1995 en Chine, Gendhun Choekyi Nyima, reconnu comme 11e Panchen Lama par le 14e Dalaï Lama, Tenzin Gyatso.

Œuvres

*

o 1954 Les Bactéries lysogènes et la notion de provirus (Masson)

o 1961 Sexuality and the genetics of bacteria, avec Élie Wollman (Academic Press)

o 1970 La Logique du vivant, une histoire de l’hérédité (Gallimard)

o 1981 Le jeu des possibles, essai sur la diversité du vivant (Fayard)

o 1987 La Statue intérieure (Odile Jacob), livre autobiographique.

o 1997 La Souris, la Mouche et l’Homme (Odile Jacob)

Coordonnées

E-mail : fjacob@pasteur.fr

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